Tout ce qu’il faut savoir avant de réaliser ses premières injections

David Montoya-Faivre • 21 janvier 2026

Les injections en médecine esthétique sont devenues des actes courants pour traiter les signes du vieillissement, restaurer des volumes ou améliorer l’hydratation et l’éclat de la peau. Que ce soit pour atténuer les rides, redonner du volume ou corriger certaines zones du visage, ces techniques offrent des résultats satisfaisants lorsqu’elles sont bien indiquées.

Avant de réaliser ses premières injections, il est essentiel de comprendre leur fonctionnement, leurs indications, leurs limites et les précautions à respecter.

Comprendre les injections en médecine esthétique

Qu’est-ce qu’une injection esthétique ?

Une injection en médecine esthétique consiste à introduire une substance dans les tissus cutanés ou sous-cutanés dans un objectif précis. Les deux produits les plus utilisés sont l’acide hyaluronique et la toxine botulique.

  • L’acide hyaluronique permet de combler les rides, restaurer les volumes, hydrater la peau ou améliorer certains contours du visage.
  • La toxine botulique agit sur les muscles responsables des rides d’expression en réduisant temporairement leur contraction.

Ces deux techniques sont complémentaires et répondent à des indications différentes. Leur utilisation doit être adaptée à chaque patient.


Pourquoi envisager des injections ?

Les patients consultent pour différentes raisons :

  • Atténuer les rides et ridules.
  • Préserver un aspect reposé et naturel.
  • Restaurer des volumes perdus avec le temps.
  • Améliorer l’harmonie du visage.
  • Prévenir l’installation de rides marquées.

Chaque demande doit être analysée individuellement afin de proposer une prise en charge adaptée et réaliste.


Ce qu’il faut savoir avant de se lancer

L’importance du choix du praticien

Les injections sont des actes médicaux. Elles doivent être réalisées par un médecin formé, maîtrisant l’anatomie et les techniques d’injection, tel que le Dr Montoya-Faivre.
Une consultation préalable est indispensable. Elle permet d’évaluer les indications, d’expliquer les résultats attendus et d’écarter les contre-indications éventuelles.


Les produits utilisés

L’acide hyaluronique

L’acide hyaluronique est naturellement présent dans l’organisme. En médecine esthétique, il est utilisé sous forme de gels plus ou moins denses selon les zones traitées.
Il peut servir à :

  • Combler certaines rides.
  • Restaurer des volumes.
  • Hydrater la peau en profondeur.
  • Corriger de légères asymétries.

Chaque zone nécessite un produit spécifique afin d’obtenir un résultat harmonieux et naturel.


La toxine botulique

La toxine botulique est utilisée pour traiter les rides d’expression, notamment au niveau du front, de la ride du lion et des pattes d’oie.
Son action est temporaire et réversible. Elle permet de lisser les traits tout en conservant l’expressivité du visage lorsque les doses sont adaptées.


Les contre-indications à connaître

Certaines situations nécessitent une prudence particulière ou contre-indiquent les injections :

  • Grossesse et allaitement
  • Infections cutanées en cours
  • Maladies auto-immunes non stabilisées
  • Prise de certains traitements.

Il est essentiel de signaler tout antécédent médical lors de la consultation.


Le déroulement de la première consultation

Écoute et analyse de la demande

La consultation débute par un échange approfondi. Le médecin cherche à comprendre les attentes du patient, son mode de vie et ses motivations.
Il s’agit de proposer un traitement cohérent avec l’ensemble du visage et non de répondre à une demande isolée.


Examen clinique

Le médecin analyse la qualité de la peau, les volumes, la dynamique musculaire et les zones de fragilité.
Cet examen permet de déterminer les produits adaptés, les zones à traiter et les quantités nécessaires.

Des photographies peuvent être réalisées pour suivre l’évolution dans le temps.


Explication des résultats attendus

Les injections permettent une amélioration, mais ne transforment pas un visage.
Le Dr Montoya-Faivre explique clairement :

  • Ce qui est possible
  • Ce qui ne l’est pas
  • La durée d’action des produits
  • Les effets secondaires potentiels.

Cette transparence est essentielle pour instaurer une relation de confiance.


Le jour des injections

Le geste est rapide et réalisé au cabinet médical. Après désinfection de la peau, les injections sont effectuées à l’aide de fines aiguilles ou de canules. Une crème anesthésiante peut être utilisée si nécessaire.

La séance dure généralement entre quinze et trente minutes selon les zones traitées.


Les suites après les injections

Effets secondaires fréquents

Il est normal d’observer :

  • Un léger gonflement
  • Des rougeurs passagères
  • De petits hématomes.

Ces effets disparaissent spontanément en quelques jours.


Les précautions à respecter

Après la séance, il est recommandé de :

  • Éviter la chaleur intense pendant 48 heures.
  • Ne pas masser les zones injectées sans avis médical.
  • Éviter le sport intensif pendant un à deux jours.
  • Limiter la consommation d’alcool.

Ces précautions favorisent une bonne intégration du produit.


Quand apparaissent les résultats ?

Les résultats de l’acide hyaluronique sont souvent visibles immédiatement, avec une amélioration progressive.
Pour la toxine botulique, l’effet apparaît en quelques jours et se stabilise en une dizaine de jours.

Les injections ne sont pas définitives et nécessitent un suivi régulier.


Les risques à connaître

Les complications sont rares lorsqu’un acte est bien réalisé. Elles peuvent inclure des asymétries transitoires, des réactions inflammatoires ou des nodules. Les complications graves restent exceptionnelles mais justifient le recours à un médecin expérimenté.

Conclusion

Réaliser ses premières injections est une démarche qui mérite réflexion et information. Une consultation médicale sérieuse, une indication bien posée et une technique adaptée sont les clés d’un résultat naturel et sécurisé. En tant que médecin esthétique et chirurgien de la main à Strasbourg, le Dr Montoya-Faivre accompagne chaque patient de manière personnalisée afin d’obtenir des résultats harmonieux, respectueux du visage et des attentes de chacun.


par David Montoya-Faivre 3 décembre 2025
Même si le doigt à ressaut et l’arthrose peuvent donner des symptômes similaires, leurs mécanismes sont totalement différents.
par David Montoya-Faivre 29 octobre 2025
Reconnaître ses premiers signes permet d’intervenir tôt et de limiter son évolution.
par David Montoya-Faivre 29 septembre 2025
Le syndrome du canal carpien est une pathologie fréquente de la main, liée à la compression du nerf médian au niveau du poignet. Reconnaître tôt ses symptômes permet d’intervenir avant que la gêne ne devienne irréversible. Découvrez les signaux d’alerte et les facteurs qui favorisent cette affection, ainsi que l’importance d’un diagnostic précoce. Qu'est-ce que le canal carpien ? Le canal carpien est un tunnel anatomique situé à la face antérieure du poignet. Il est bordé d’os (les os du carpe) et renforcé en avant par le ligament annulaire antérieur. Dans ce conduit passent les tendons fléchisseurs des doigts ainsi que le nerf médian. Lorsque ce tunnel se rétrécit ou que les tissus autour (tendons, gaines synoviales) s’inflamment, le nerf médian peut être comprimé, ce qui provoque des symptômes. Le nerf médian assure la sensibilité de la face palmaire du pouce, de l’index, du majeur, et parfois de la moitié extérieure de l’annulaire. Il intervient aussi dans certains mouvements de la main, notamment ceux nécessitant la force du pouce. Quels symptômes initiaux ? Les symptômes du canal carpien apparaissent souvent de manière progressive. Ils peuvent être intermittents au début, puis plus persistants si la compression s’aggrave. Picotements, fourmillements, engourdissements Les tout premiers signes sont souvent des picotements ou des fourmillements (paresthésies) localisés au niveau des trois premiers doigts (pouce, index, majeur) et, parfois, sur la moitié externe de l’annulaire. Ces sensations surviennent fréquemment la nuit ou au réveil. Le patient peut remarquer qu’il secoue sa main pour soulager ces sensations. Douleur nocturne et gêne dans certaines positions La douleur peut se manifester comme une sensation de brûlure ou de “décharge électrique”, dans la main, ou jusque dans l’avant-bras. Ces douleurs nocturnes perturbent souvent le sommeil. Certains mouvements de la journée ou postures prolongées du poignet (tenir le téléphone, écrire, appuyer le poignet sur une table) peuvent déclencher ou aggraver les symptômes. Baisse de la sensibilité Au fur et à mesure, une hypoesthésie (réduction de la sensibilité) peut apparaître dans les doigts concernés. Le patient ressent une moins bonne perception du toucher, des picotements plus permanents, ou une difficulté à distinguer les textures fines. Ces troubles sensoriels peuvent entraîner une maladresse dans les gestes précis du quotidien. Faiblesse musculaire et difficulté de préhension Lorsqu’elle n’est pas traitée, la compression prolongée peut conduire à une faiblesse musculaire, surtout dans les muscles thénariens, situés à la base du pouce. Le patient peut avoir du mal à serrer la main, tenir un objet de petite taille, effectuer un geste d’opposition pouce/index. Dans les cas avancés, on observe une fonte musculaire visible, rendant certains gestes délicats.